Les films

La Sélection 2014 est disponible !

Enfin ! La sélection du 37ème Festival est fixée, et il est temps pour nous de vous la dévoiler :

 – Sélection en compétition –

Bye bye Mélancolie, Romain Laguna, France (25’00)

Morad tient seul la caisse d’une petite station-service perdue au milieu de nulle part. Au cœur de la nuit, il fait la rencontre d’Emma, une jeune ambulancière qui aurait voulu s’appeler Mélancolie…

Poussières, Daniel Metge, France (21’00)

Ça faisait quelques temps que le village était rendu à la poussière. Plus un bruit. Plus un chat. Ou alors juste un ou deux, qui erraient affamés dans les rues désertes. Mais ce matin, on dirait que ça s’agite à nouveau.

T.I.A. (THIS is Africa), Matthieu Maunier-Rossi, France, République du Congo (7’15)

Les rues populaires et les marchés de Brazzaville… Aïpeur Foundou y danse, au milieu de tous. « Quand on danse, on ne peut pas tricher ». C’est une forme de liberté.

Shadow, Lorenzo Recio, France (23’00)

Xiao Shou est un garçon timide qui exerce le métier de montreur d’ombres itinérant. Un jour, il croise la sublime Ann dont il tombe immédiatement amoureux. Mais un terrible accident va plonger le jeune homme dans un monde de ténèbres…

Réussir, Elsa Diringer, France (24’00)

Pour intégrer une école d’architecture prestigieuse, Lina, élève en lycée professionnel, doit absolument se classer parmi les trois premières de sa classe. Mais à quel prix ?

Land, Masanobu Hiraoka, Japon ( 3’30)

Abstraction et métamorphoses.

Ceux qui restent debout, Jan Sitta, France (27’00)

Sophia, une jeune femme de 25 ans, est renvoyée de son centre social. Elle se retrouve ainsi à errer dans la nuit parisienne, appelant sans cesse le 115. Petit à petit monte la peur de se retrouver à la rue, d’être aspirée par le béton de la ville.

Amasia, Guillaume Renier, Adrien Bisiou, Gaëlle Seguillon, Fabien Kretschmer, France (7’25)

Une éruption solaire entraîne sur Terre des changements climatiques majeurs. Ces bouleversements ne seront pas sans conséquence pour l’humanité…

Du grain à moudre, Sonia Larue France (43’00)

Alors qu’une opportunité professionnelle se présente à Paris, Laurent rejoint d’urgence la maison familiale en Bretagne. Sa sœur Marie doit lui révéler quelque chose de grave. Mais à son arrivée, rien ne se passe.

Man on the Chair, Dahee Jeong, France-Corée du Sud (6’55)

Man on the chair (L’homme sur sa chaise) questionne sérieusement l’existence alors que ce ne sont que des images dessinées de mes mains… « Ne suis-je pas une image dessinée par quelqu’un d’autre? »

Un grand bol d’air pur, Morgan Salaud-Dalibert, France (30’55)

Jean, 40 ans, divorcé, retrouve ses deux enfants pour un week-end de randonnée qu’il a lui-même organisé et qui ne se déroulera pas aussi bien que prévu.

La lampe au beurre de yak, HU-Wei, France ( 15’00 )

Un jeune photographe ambulant et son assistant proposent à des nomades tibétains de les prendre en photo devant différents fonds.

Sans les gants, Martin Razy, France (18’32)

Dylan est un jeune boxeur prometteur. Il apprend coup sur coup que Samia la fille dont il est amoureux trouve qu’il fait gamin et qu’il ne peut pas participer au championnat dont il rêve car trop jeune. Dylan décide de grandir.

Rendez-vous avec Ninette, Souad Amidou, France (15’05)

Ninette est une ombre de la rue. Pourtant, ceux qui la connaissent bien la respectent. Ninette est une royale clocharde qui promène son mystère jusque devant le marchand de piano de la rue des Pyrénées.

Ogre, Jean-Charles Paugam, France (14’22)

La plage. Mer d’azur, sable blanc. Ses plagistes bronzés, noircis, rougis. Parmi cette foule, pas un seul gros. Lui reste reclus dans son antre, bien à l’abri de cette masse bruyante. Derrière ses rideaux, il contemple Marie… Et attend la nuit…

Les petits cailloux, Chloé Mazlo, France (15’00)

Chloé est une jeune femme qui mène une vie légère et heureuse, se laissant porter joyeusement par les choses de la vie. Mais une souffrance physique la fait ployer peu à peu, perturbant sa vie quotidienne. Chloé parviendra- t-elle à s’en défaire ?

Sortie Route, Tristan Aymon, David Maye, Suisse (28’00)

Paul, 14 ans, consacre tout son temps à sa mobylette. Un jour son engin disparaît. Très vite Paul retrouve le voleur, Karim, un jeune apprenti mécano de son âge. Débute alors une relation inattendue…

Le Skate Moderne, Antoine Besse, France (6’43)

Entre fiction et documentaire, la vidéo suit de manière contemplative une bande de skaters/fermiers dans les coins les plus reculés de la Dordogne.

Serori , Pedro Collantes, Japon, Espagne, Pays-Bas (15’00)

Il y a toujours une première fois, même pour le céleri.

Baby Phone, Olivier Casas, France (14’58)

Deux potes rendent visite à un couple d’amis. Alors qu’ils vont voir leur bébé dans sa chambre, ils entament une série de mauvaises blagues sur son physique. Ce qu’ils ignorent c’est que dans la cuisine, tout le monde les entend à travers le babyphone !

La vie de chantier, Yann Pierre, France (34’00)

Sans pouvoir pénétrer sur le chantier, le film suit un groupe d’ouvriers portugais qui travaillent en Corse. Le regard se porte tour à tour sur les conditions de travail, le quotidien de ces hommes, leur parcours.

Où je mets ma pudeur, Sébastien Bailly, France (20’00)

Hafsia, étudiante en histoire de l’art, va devoir enlever son hijab pour passer un oral. Elle se rend au Musée du Louvre pour observer l’œuvre qu’elle va devoir commenter.

L’être venu d’ailleurs, Guy Bordin, Renaud De Putter, Belgique (18’00)

Dédée, prostituée en vitrine à Bruxelles revient – avec humour, intelligence et franchise – sur son histoire de vie peu commune depuis ses débuts précoces, quand elle se découvrit la « putasserie dans l’âme », au grand étonnement de ses proches…

La virée à Paname, Carine May, Hakim Zouhani, France (22’50)

Mourad, vingt ans, vivote entre cours de théâtre, sorties entre potes et petite copine. Ce jour-là, il décide de quitter son quartier pour se rendre à un atelier d’écriture, à Paris. Mais la démarche va s’avérer plus compliquée que prévu.

The Rising, Nick Jordan, Royaume-Uni (14’30)

La berce du Caucase, plante vivace, est en passe de coloniser de façon fulgurante le paysage britannique. Cette plante est filmée pendant son cycle de croissance annuel afin de nous faire constater son infestation dramatique des talus et des berges le long d’un cours d’eau au nord de l’Angleterre. Moitié histoire naturelle, moitié science-fiction, le film The Rising est accompagné d’une bande son expressive signée Lord Mongo, et l’étrange envahisseur y est présenté à la fois comme une menace toxique et alarmante, et comme une merveille de la nature.

La Bête, Vladimir Mavounia-Kouka, France (8’00)

Une jeune femme se caresse. De ses poils naît une bête démesurée, dont le corps épouse et violente le sien.

Solo Rex, François Bierry, France, Belgique (22’40)

Erik est un bûcheron solitaire. Kevin est un jeune conducteur de la fanfare cycliste du village. Erik ne sort jamais sans sa vieille jument. Kevin a le béguin pour la clarinettiste. Ils devront apprendre à deux.

– Sélection hors-compétition, Regard –

A Political Story, Lander Camarero, Espagne, Etats-Unis (26’56)

Projet de fin de carrière de Lauren C. Carroll, étudiante en cinéma au New York Film Institute. A l’opposé des camarades de sa promotion, Lauren décide de faire abstraction des loisirs pour réaliser un travail politiquement engagé.

Je suis un dessin de princesse, Gwenael Mulsant, France (02’02)

Depuis quelques mois, chaque matin quand je l’accompagne à la maternelle, ma fille me demande de lui faire un dessin de princesse. Puis ses amies aussi. Un peu comme à l’époque où je faisais des Cobra pour mes copains.

Sent by Heaven, Pierre Aboujaoude, France (24’00)

Clément va à une soirée déguisé en prêtre, quand une jeune fille, Valentine, accourt vers lui dans la rue. Elle le supplie de se rendre au chevet de son père malade qui a émis le souhait de voir un prêtre le soir même. Face à l’insistance de Valentine, Clément finit par accepter et devient prêtre d’un soir.

Rift, Rolf Heldal, Norvège, Royaume-Uni (14’45)

Lars vit une vie solitaire travaillant comme agent de sécurité. A la mort de son père, il hérite de son chien agressif. Lars doit décider quoi faire avec le dernier vestige d’un homme qu’il préfère oublier.

Laisse-moi finir, Doria Ac hour, Tunisie, France (10’06)

Sonia ne croit plus en l’engagement, qu’il soit amoureux ou politique. Elle erre entre Paris et Tunis établissant un constat amer sur l’après-révolution tunisienne.

Rêves de brume, Sophie Racine, Belgique (5’00)

Pour fuir le mouvement trépidant de la ville, un homme part en montagne. Arrivé à un refuge, le brouillard a envahi la montagne laissant place à un paysage tout blanc. Il s’arrête.

Nous sommes tous des êtres penchés, Simon Lelouch France (27’12)

Nous sommes tous des êtres penchés. C’est notre manière pour nous tenir debout. Le fils de Buffalo Bill ne tire pas aussi bien que son père mais il s’entraîne. Paul coupe peut-être aussi bien les cheveux que son père, mais pour cela, il faudrait que ce dernier lui donne sa chance, ou du moins, le regarde. Deux combats, deux époques, pour une même soif de reconnaissance, sur deux histoires qui ne finissent pas de ricocher l’une sur l’autre.

La gran desilusión, Pedro González Kuhn, Espagne (10’20)

Le premier septembre 2012, le gouvernement espagnol a augmenté les impôts de la culture de 8 à 21% ce qui a provoqué la fermeture de plusieurs cinémas et de plusieurs emplois.

L’Île Noire, Nino Christen, Suisse (06’35)

Sur une île, au bord de la forêt, un gardien et son oiseau vivent une vie misérable et isolée. Un jour, une chance trompeuse vient pour les arracher à l’ennui. Mais un grand danger se cache derrière elle.

Planter les choux, Karine Blanc, France (18’00)

Julie a un entretien d’embauche ce matin, et trois mois de loyer en retard. Julie a un bébé aussi, personne pour le garder et pas de place en crèche. Alors Julie doit se débrouiller, avec son bébé, pour décrocher un travail. Elle a tout prévu, sauf les caprices d’un vieil ascenseur et un tête-à-tête singulier avec son futur employeur.

Encore des changements, Barbara Malleville, Benoît Guillaume, France ( 10’00)

Un homme a perdu la tête. Il essaie de la rattraper, mais celle-ci n’en fait qu’à sa tête.

L’équation, Mathieu Hippeau, France (12’00)

Serge, jeune prof de maths dans un collège de banlieue tente de faire résoudre une équation à ses élèves mais il est perturbé par un coup de fil qu’il vient de recevoir. Karima, une forte tête nulle en maths parvient malgré elle à résoudre le problème.

Padre, Santiago « Bou » Grasso, France, Argentine (11’55)

Argentine, 1983. Une femme consacre sa vie entière au soin de la santé de son père, un très haut dignitaire de l’armée. Sa routine quotidienne est réglée par les tintements d’une horloge. La femme s’enferme chaque jour un peu plus dans son petit univers.

L’instant fragile de nos retrouvailles, Xavier Champagnac, France (28’00)

Alex, journaliste local, vit avec Adèle, une relation faite d’habitude et de monotonie. Il interviewe Elodie, jeune coiffeuse et ne reste pas insensible à son charme. Cette rencontre l’aidera-t-il à révéler ses véritables sentiments ?

Une Chambre Bleue, Tomasz Siwinski, France, Pologne (14’26)

Un homme se réveille dans une chambre bleue. Il est coincé. Il ne peut pas s’en échapper. La fenêtre est son seul lien avec le monde extérieur. Elle filtre mystérieusement la réalité.

Ne parlez pas d’amour, Hadrien Bichet, France (23’00)

Samir est fasciné par Léa, première de la classe, immobilisée dans un fauteuil roulant et belle à en mourir. Samir accumule les impairs avec elle jusqu’au jour où, la trouvant bloquée devant un ascenseur en panne, il la prend dans ses bras et dévale les escaliers.

La Grande Evasion, Tommy Redolfi, France (08’32)

Melville a sept ans. Tête de Turc de son école, il passe la majeure partie de son temps à observer les lucioles s’agiter dans l’obscurité avec son chien, Spidi. Seulement, un soir, l’autre, élève bagarreur, vient troubler le spectacle…

French It Up !, Alice Vial, Karine Sabrina, France (26’30)

La vie parisienne de Louisa est perturbée par l’arrivée de sa petite sœur Olivia. Cette dernière ramène dans ses valises le souvenir de leur enfance en Angleterre ; un passé auquel Louisa a choisi de tourner le dos en émigrant en France.

Rouge Vif, Jean-Sébastien Viguié, Manuel Henoque, France (9’00)

Paris, 3 heures du matin. Excités, Katia et Mitch atterrissent dans un parking pour faire l’amour quand Katia subjuguée par l’arrivée d’une voiture de luxe se ravise. Frustré Mitch bondit sur le conducteur sans se douter de ce qu’il va provoquer.

Square, Christophe Loizillon, (20’00)

Dans un square, chacun vit sa vie…

A Thing So Small, Mizmor Watzman, Israël (08’48)

En dehors d’une petite maison nichée dans les montagnes, une petite fille nommée Lali joue joyeusement. Une brise d’automne apporte la mort avec elle. Lali, curieuse et innocente, se retrouve aux prises avec la mort de la grand-mère qu’elle aimait.

Rester là, Fabien Daphy, France (13’50)

Un soir, Max, jeune père divorcé, ne parvient pas à quitter l’immense zone commerciale dans laquelle il est venu faire des courses. Le labyrinthe de sorties et de directions contradictoires le ramenant constamment sur ses pas.

Et les nommés sont…

Et voila, nous vous dévoilons enfin la liste des courts-métrages sélectionnés pour cette année 2012 !

Mardi 3 juillet :

      Ce n’est pas un film de cow-boys, de Benjamin Parent
Le Secret de Brokeback Mountain est passé hier soir à la télé. Dans l’intimité des toilettes, Vincent, bouleversé, raconte de manière touchante le film à Moussa, tandis que Jessica, affectée aussi, pose des questions sur le papa homosexuel de Nadia.

     Violeta, la cortesana, de David Casals Roma
Une prostituée travaille de nuit à sa place habituelle, quand, tout à coup, elle est surprise par une femme mystérieuse. Après que la femme lui ai expliqué sa situation désespérée, la prostituée décide de l’aider à réaliser le rêve de sa vie.

      Beware, de Bruce et Samuel B.G Atman
Bob et Candace vivent une vie paisiblement normale au coeur de l’Amérique des années 50. Pourtant, ils cachent un terrible secret…

      Grève des ventres, de Lucie Borleteau
Des femmes ont décidé d’exercer le pouvoir qu’elles ont entre les cuisses et menacent l’humanité d’extinction progressive. Lise et Clara, deux d’entre elles, amoureuses et rieuses, rencontrent le joli Alexandre…

      I’m your man, de Keren Ben Rafael
Bruno a enfin décidé de s’installer avec sa nouvelle copine, Camille. Mais le jour de leur déménagement, Mia, son ex, débarque chez lui. Et Bruno couche avec elle. Seulement, au moment où il veut se retirer, impossible de séparer les deux corps. Commence alors une quête désespérée pour se décoincer avant que Camille n’arrive.

      Son Indochine, de Bruno Collet
Lors de l’anniversaire d’Emile, un événement fait ressortir son passé d’ancien combattant. Un passé qu’une partie de sa famille ne veut plus entendre…

Mercredi 4 juillet :

      Love at first sight, de Marc Playne
Un jeune homme timide emménage dans un nouvel appartement, dans une nouvelle ville, dans un pays inconnu. Sa très belle voisine devient immédiatement le centre de son monde. Il essaye tout pour se faire remarquer, mais n’arrive pas à attirer son regard.

      Cuando sea grande, de Jayro Bustamante
Au Guatemala, Cecilia et Alicia partagent leurs jeux, leurs poupées, leurs confidences. Un jour, Cecilia découvre qu’Alicia est payée pour lui tenir compagnie. Elle va partir à la ville où elle sera mieux payée. Les repères de Cecilia basculent.

      Chimères, de Ragnar Chacin
Illusion, rêverie quelque peu folle, déambulation à travers une ville fantasme. Walkabout !

      Tête à tête, de Virginie Boda
La semaine à bosser au garage, à s’occuper de ses frères et sœurs comme s’il était leur père, c’est le quotidien de Greg, 17 ans. Alors, quand arrive le dimanche, il s’offre une journée à la mer avec sa copine. Il fait beau, ils sont amoureux, la journée commence comme un rêve.

      Bao, de Sandra Desmazières
Bao et sa grande soeur prennent le train comme chaque jour. C’est toujours une aventure extraordinaire pour eux. Mais cette fois, tout est différent.

      Agnieskza, de Izabella Bartosik
Au travers d’un jeu innocent d’enfant, Agnieszka va vivre une rupture familiale qui la poussera à se recroqueviller sur elle. Dans sa solitude elle vit des choses qui lui permettront de retrouver le lien avec sa mère et de sortir de son enfermement.

      L’avenir c’est aujourd’hui, de Anne Zinn-Justin
Claire rêve de changement et s’investit corps et âme dans son soutien à François Mitterrand. Marc, seize ans et fils d’un employé de garage CGTiste, croise sa route. Sur fond de joutes politiques, ils s’épient, s’attirent, se repoussent, se cherchent…

      Un corps provisoire, de Djamila Daddi-Addoun
Seule dans une pièce, une boxeuse s’entraîne. Son corps est en partie plongé dans l’obscurité tandis que la lumière vient souligner un geste et révèle la recherche d’une posture, d’une trajectoire intérieure, d’une attitude dans sa propre vie.

Jeudi 5 juillet :

     Sudd, de Erik Rosenlund
Le monde se transforme et vous êtes le dernier à le découvrir.

     El Nourou Ya Nour, d’Hoda Kerbage
Nour, jeune libanaise, promène ses silences dans Paris. Elle écume les cabines téléphoniques et tente sans relâche de joindre le Liban, en vain. Dans ses déambulations, elle ne réalise pas qu’un homme vêtu de noir la suit, porteur d’un mystérieux objet.

     Fuck UK, de Benoît Forgear
Michel souffre d’une étrange pathologie. Une forme de racisme rare et parfaitement désuète : la haine de l’Anglais.

     La Barque, de Benjamin Untereiner
Jacques, chômeur et divorcé, vit dans un petit village de l’Eure, au bord de la Seine. Un soir, dans une barque abandonnée sur la rive, il trouve un pistolet, qu’il ramène chez lui. Le lendemain, il découvre qu’un meurtre a été commis, en amont du village.

     Quelques vagues, et l’âme, de Matthieu Maunier-Rossi
Sur une plage déserte, Anne peint. Sa toile achevée, elle la dépose sur l’eau. Au gré des courants, la toile traverse l’Océan.

     Léo, d’Estelle Dumas
Tout commence par une scène du quotidien, banale. Pourtant, quelque chose ne tourne pas rond…

Vendredi 6 juillet :

     La dernière caravane, de Foued Mansour
Sur un petit chantier perdu au milieu de nulle part, trois ouvriers reçoivent la visite impromptue, mais redoutée, d’un représentant de leur employeur…

      Mon Troquet, de Louis Delva
Qui n’a jamais rêvé d’avoir son café de quartier, son rade ? Un endroit qui est comme sa deuxième maison. Le bar où quand tu fais ton entrée le matin, le barman est déjà en train de te préparer ton café ? Moi je n’ai jamais eu ça…

      Le monde à l’envers, de Sylvain Desclous
Une ville moyenne de province. Mado 56 ans est caissière dans un supermarché, CDD d’un an renouvelable. Une bonne place pour certains. Une éternité pour Mado. Un beau jour, elle s’échappe. Direction la campagne pour voir son fils qu’elle aime tant.

      Junior, de Julia Ducournau
Justine, dite Junior, 13 ans, des boutons et un sens de l’humour bien à elle, est un garçon manqué un brin misogyne. Alors qu’on lui a diagnostiqué une gastroentérite fulgurante, le corps de Junior devient le théâtre d’une métamorphose étrange…

      Tram, de Michaela Pavlatova
C’est le train-train quotidien pour la conductrice du Tram. Comme chaque matin, les hommes montent pour aller au boulot, un par un, tous les mêmes, silencieux, gris, indifférents. Ce jour-là pourtant, au gré des secousses et des vibrations de la route…

      The Devil, de Jean-Gabriel Périot
Vous ne savez pas qui nous sommes.

Samedi 7 juillet :

      Si tu veux revoir ta mère, de Xavier Douin
De nos jours, dans un petit village du sud de la France, pour obtenir le vélo de ses rêves, un petit garçon prend la vierge Marie en otage.

      Sweet Mosquito, de Audrey Najar et Frederic Perrot
L’histoire commence avec l’enterrement de Romain, mort d’une crise cardiaque à l’âge de 38 ans. Une fois son cercueil mis sous terre, il découvre que les choses ne s’arrêtent pas là…

      In Loving Memory, de Jacky Goldberg
Une jeune femme se souvient du jour où les médecins l’ont effacée de la mémoire de sa mère.

      L’amour à contrechamp, de Frédéric Murarotto
Mélanie et Louis s’aiment. Ou plus précisément, ils doivent s’aimer. Ils sont même payés pour ça. Malheureusement pour eux, ils se détestent.

      Les Chiens Verts, de Colas et Mathias Rifkiss
Oswaldo et Babass’, deux ouvriers quinquagénaires amateurs de football, menacés par la délocalisation de leur usine en Roumanie, provoquent en match les jeunes cadres de leur direction. Pour cela, ils reforment leur mythique équipe amateur des années 80, “Les Chiens Verts”. Mais les jeunes champions d’antan ne sont plus ce qu’ils étaient. Et la partie semble mal engagée, quand Oswaldo choisit pourtant de parier leur avenir professionnel sur le résultat du match…

      La Danseuse, de Michael Coja et Sviatlana Viarbitskaya
Ludmila, une danseuse biélorusse, est interviewée pendant son entraînement et évoque quelques souvenirs sur sa grand-mère qui était une célèbre danseuse de ballet soviétique.

      D’un bord à l’autre, de Rémi Mazet
Un groupe de vieux amis se retrouvent pour disperser les cendres d’un de leurs proches après avoir été séparés les uns des autres pendant de longues années. Ils ont choisi comme lieu symbolique pour ces adieux/retrouvailles, la rivière où naguère ils passaient leurs étés et échafaudaient leur avenir. Mais d’autres présences habitent maintenant ce lieu…

      Renée… de Jezabel Marques-Nakache
Lors d’une visite chez sa grand-mère, Eva, jeune mère célibataire, prend note de sa fameuse recette de la soupe de pois cassés. Renée, comédienne de 93 ans, lui livre son petit secret…aux vertus aphrodisiaques.

Sélection REGARD (hors-compétition)

     Heavy sentimental, de Laure Ballarin
Claire passe une bonne soirée. La bière et le whisky lui donnent des ailes…

     Première, de Pierre-Yves Hampartzoumian
Ludovic est un petit prodige du piano, sa carrière débute. Ce soir, il se produit pour la première fois dans une salle mythique. Un critique très influent sera présent mais tout ne se déroule pas comme pas comme prévu.

     Père-Noël et le cowboy, de Delphine Deloget
Un jeune homme devient Père-Noël dans un supermarché.

     Finale, de Simony Balazs
Deux hommes dans la nuit qui attendent le grand coup…

     J’y étais, le p’tit Muret, de Rodrigo Litorriaga
Au détour d’un égarement, Roberto se laisse entraîner dans un voyage ludique vers les lieux de son enfance. S’entremêlent alors la France et le Chili, se télescopent le présent et le passé, se confondent le sport et la politique.

     A zéro, de Jérémy Brondoni
A la suite d’une rupture amoureuse avec Marie, Francis n’a qu’un seul but: repartir à zéro. Sur la route, il rencontre Christian, un centaure des temps modernes qui n’a pas quitté sa voiture depuis plus de dix ans…

     La media pena, de Sergio Barrejón
À l’aube, un cadre est sur le point de se tirer une balle dans son bureau. Au moment de presser sur la gâchette, l’arrivée inopinée de la femme de ménage l’interrompt. Le cadre parvient seulement à se cacher et à l’espionner.

A propos du G.R.E.C.

Une fois encore, le groupe sera à l’honneur à la salle Juliet Berto. Projections de films et rencontres sont au programme, le jeudi 5 juillet 2012 de 16h30 à 18h30.

Le Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques a la part belle cette année au Festival du Film Court ! La projection de Morceaux choisis, un long continuum d’images constitué de 7 films inédits, de portraits et d’images d’archives, aura lieu le jeudi 5 juillet, au troisième jour des festivités. L’occasion pour nous de vous présenter un peu plus en détail cet habitué de longue date du festival.

Fondé en 1969 par Pierre Braunberger et Anatole Dauman, le groupe aide à financer et encadrer les premiers courts-métrages de jeunes cinéastes. Une véritable institution qui a vu passé, entre autres, Mathieu Amalric, Xavier Beauvois, Marcel Hanoun. Parmi les jeunes cinéastes du G.R.E.C. aujourd’hui, nul doute que certains sont également destinés à la consécration future ! A l’heure actuelle, le catalogue du groupe compte plus de 700 films.

« Nous avons avec le G.R.E.C. redécouvert l’esprit même de l’atelier de la Renaissance où peintres, musiciens, poètes, ouvraient leurs fenêtres au vent de l’inspiration et leurs portes aux plus mauvais élèves des écoles buissonnières des alentours. Pour moi, ces vingt-cinq années de l’aventure G.R.E.C. sont vingt-cinq années de bonheur où les projets les plus fous d’adolescents timides et arrogants crevaient l’écran par leur incohérente nullité ou par la promesse de leur génie. » (Jean Rouch, ancien président, en 1994.. non sans humour !)

Aujourd’hui encore, le G.R.E.C. continue d’afficher la même créativité et la même énergie. En effet, à quarante années passées, il ne connait pas la crise, en témoigne le prix Jean Vigo du court-métrage 2011, attribué au film La dame au chien de Damien Manivel. On vous recommande au passage l’interview du réalisateur sur le site Format court.


Et nous vous invitons surtout à assister à la projection que la Cinémathèque vous propose le 7 juillet, à la salle Juliet Berto ! Découvrez l’histoire du GREC, et sept productions qui en sont le fruit, dans un long métrage spécialement préparé par le Groupe. Les sept films inédits seront:


  • TERRA INCOGNITA d’Hélène Abram

Je te regarde et je me demande ce que tu ressens, à quoi tu penses, de quoi sont faits tes rêves.

Docu, Expé – 2011 – Noir & Blanc et Couleur – Format de tournage : HD – Mono – 00:09:00

Image : Romuald Beugnon, Hélène Abram / Son : Hélène Abram / Montage : Hélène Abram / Montage son : Vincent / Bordelais, Hélène Abram / Mixage : Vincent Bordelais / Scénario : Hélène Abram / Interprétation : Violette Abram Beugnon.


  • QUOI? QUELLE HISTOIRE? de Xanaé Bove

Trois femmes, trois univers… Quand nihilisme rock, euphorie new age et cartésianisme 00 se croisent… dans un café, puis ailleurs … ça raconte quoi ? 

2011 – 00:10:30

Image : Kevin Laot / Son : Pierre Carrasco / Montage : Cécile Pradere / Mixage : Cédric Lionnet / Scénario : Xanaé Bove / Interprétation : Jonathan Cohen, Julie Delarme, Caroline Ducey, Serge Grünberg, Elisabeth Legrand, Muriel Michaux, Joana Preiss, Sabrina Seyvecou


  • LA TRISTESSE DES ANDROIDES de Jean-Sébastien Chauvin

Dans la pénombre de leurs chambres respectives, deux filles conversent par internet.

Fiction – 2011 – Couleur – Format de tournage : HD 16/9 – Stéréo – 00:08:00

Image : Thomas Favel / Son : Jérôme Harré / Montage : Raphaël Lefèvre / Montage son : Vincent Villa / Mixage : Vincent Villa, Rémi Sampic / Scénario : Jean-Sébastien Chauvin, Yann Gonzalez / Interprétation : Cassandre Ortiz, Marie Chauvin


  • UN ARCHIPEL de Clément Cogitore

27 avril 2008, 14h00 g.m.t : le sous-marin à propulsion nucléaire H.M.S Astute quitte la base navale d’Edimbourg pour une mission de transfert de personnel. Les évènements qui suivront feront de cette sortie un des épisodes les plus désastreux de l’histoire de la marine britannique.

Expérimental – 2011 – Noir & Blanc et Couleur – Format de tournage : HD – Stéréo – 00:11:00

Son : Julien Ngo Trong, Vincent Cosson / Montage : Isabelle Manquillet / Musique : Eric Bentz / Scénario : Anaël Chadli / Avec le soutien de la Villa La Brugère et du Palais de Tokyo.


  • IN LOVING MEMORY de Jacky Goldberg

Une lettre d’amour des limbes du souvenir où se mêlent charme rétro des pellicules Super 8 et science-fiction futuriste.

Fiction – 2011 – Couleur – Format de tournage : Super 8 – – 00:09:03 – Langue des dialogues : Anglais

Image : Alexandre Léglise, Jacky Goldberg / Son : Vincent Villa / Montage : Carole Le Page / Montage son : Vincent Villa / Mixage : Rémi Sampic, Vincent Villa / Musique : Nicolas Rabaeus / Scénario : Sylvain Decouvelaere, Jacky Goldberg / Interprétation : Cassandre Ortiz / Effets spéciaux : Thomas Bouaziz.


  • UN DIMANCHE MATIN de Damien Manivel

Comme chaque dimanche matin, un homme promène son chien dans la banlieue parisienne.

Fiction – 2012 – Couleur – Format de tournage : 16/9 – Dolby SR – 00:18:00Image : Julien Guillery / Son : Jérôme Petit / Montage : Suzana Pedro / Montage son : Jérôme Petit / Mixage : Emmanuel Desguez / Scénario : Damien Manivel / Interprétation : Ivan Borin, Stiki / Etalonnage : Karim Touzene

Prix : Semaine Internationale de la Critique : Prix Découverte Nikon (2012).

Ce film est une version longue du court métrage réalisé par Damien Manivel dans le cadre du programme, « Morceaux choisis », hommage au Grec commandé par France 2 en 2011.


  • POLITIK de Jean-Claude Taki

Au commencement, était une image.

Fiction – 2011 – Couleur – Format de tournage : HD 16/9 – – 00:08:39

Image : Jean-Claude Taki / Son : Jean-Claude Taki / Montage : Jean-Claude Taki / Montage son : Jean-Claude Taki / Mixage : Jean-Claude Taki / Interprétation : Marie Aguettant / Voix Off : Jean-Claude Taki, Mahmut Tyriaki, Elif Oguz.


Ce programme sera suivi d’une rencontre avec la réalisatrice, Alice Beckmann, productrice au GREC, et Christophe Taudière, responsable de la collection courts-métrages sur France 2.

Portraits de Mathieu Amalric, Alain Guiraudie, Michael Lonsdale, Delphine Gleize, Pascale Thirode, Emmanuel Salinger, Xavier Beauvois


Les informations et les photographies de cette article proviennent du site du G.R.E.C. Vous voulez en savoir plus? Consultez le site du G.R.E.C.


L’équipe du journal.

Séance de minuit : films clandestins des années 1920

Soft et Hard au temps du muet

Une séance de films érotiques et de films de bordels.
Projection : Mercredi 4 juillet, minuit.
Durée du programme : 50 min.
Provenance des copies : La Cinémathèque de Toulouse

Reprise du 6e festival Zoom Arrière à la Cinémathèque de Grenoble, dans le cadre du 35e Festival du Film Court

Sélection de courts métrages de 1902 à 1925 : scènes “coquines”, saynètes “grivoises”, premières “nudités”… jusqu’à des films pornographiques à destination des maisons de prostitution. On connaît le goût des fanatiques du cinéma bis pour le film rare, ignoré, unique, voire inconnu… Il est donc un domaine idéal pour l’amateur : celui du cinéma clandestin… Le clandestin érotique fut sans doute le premier cinéma bis du monde. On distinguera le semi-clandestin et le vrai clandestin. Dans le premier, on trouve les films simplement légers ou galants respectant peu ou prou les codes de censure : ce sont les films “artistiques”, les scènes de bain (début du siècle), puis les films de “strip” (numéros de striptease extraits d’un spectacle ou déshabillages en intérieur sous les prétextes les plus divers  : une jeune femme rentre chez elle et va prendre son bain… ou, trouvant qu’il fait trop chaud, se déshabille entièrement pour passer l’aspirateur…). Tous ces films étaient généralement vendus par correspondance. Dans le secteur clandestin, on trouve le véritable film pornographique avec présence de plusieurs personnages, actes d’amour non simulés et gros plan de pénétration. Film destiné généralement aux maisons de prostitution. Seuls les costumes (au début) et quelques accessoires permettent de dater approximativement ces productions.

[slideshow]

Agenor fait un levage (1925)
Agenor a certes du succès sur les grands boulevards, mais son anatomie  lui joue des tours.

Au revoir et merci (1906)
Le mariage est une loterie : chacun le pensera au spectacle des désillusions qui assaillent un nouveau marié. Arrivé dans la chambre nuptiale, le déshabillé de la mariée commence. Quel désenchantement lorsqu’elle a retiré ses faux cheveux, ses fausses dents et… le reste ! L’infortuné jeune homme ne peut résister à une pareille vue : il abandonne en chemise la dame de ses pensées qui n’a pas su jusqu’au bout “réparer des ans l’irréparable outrage” sur l’air bien connu de “Au revoir et merci”.

Le Bain des dames de la Cour (1904)
Cinq femmes, vêtues de chemises ou de draps qui glissent parfois jusqu’à leur taille, se baignent dans un bassin pendant que d’autres, portant des robes de style Louis XIV, les observent.

The Casting Couch (1923)
Des acteurs et atrices en herbe partent à Hollywood, où ils font la fête, rêvent de devenir des stars et jouent dans divers films. En chemin, des aventures érotiques surviennent en coulisses.

La Coquette domestique (1908)
Une jolie soubrette passe le plumeau, l’air distrait, quand, soudain, intriguée par une sculpture antique aux formes parfaites, elle s’amuse à reproduire la pose. Minaudant d’abord, puis franchement hilare, la bonne s’exhibe dans le plus simple appareil. Quand le maître des lieux tout à coup survient, cette jolie statue de chair ne le laisse pas de marbre.

Flirt en chemin de fer (1902)
Deux jeunes mariés en voyage de noces s’occupent de tout autre chose que d’admirer le paysage. Profitant d’un tunnel, ils poussent la conversation plus loin, lorsqu’ils sont brusquement dérangés par l’arrivée inopinée d’un contrôleur.

Lèvres collées (1906)
Madame entre avec Victoire, sa femme de chambre dans un bureau de poste et se met en devoir d’affranchir un volumineux paquet de lettres. Madame craint les microbes et se sert de la langue de la pauvre Victoire, comme de tampon. Intéressé, un Monsieur, derrière elles, suit le manège et guette la jeune bonne d’un air émoustillé.Ce Monsieur, qui lui veut du bien, s’avise que cette grande bouche fraîche pouvait servir à un autre usage et, l’opération terminée, y applique un baiser prolongé. Mais, ô stupeur ! la colle avait pris et il ne fallut pas moins des efforts combinés des spectateurs pour les dégager. Tout le bureau vous le dira.

La Nouvelle Secrétaire (1940)
La nouvelle secrétaire s’acquitte de sa tâche avec zèle, goût et compétence. Arrive alors la patronne…

Photographie d’une étoile (1906)
Un photographe grotesque prépare son appareil et attend les clients. Arrive une danseuse étoile. Cette dernière par ses grotesques évolutions fait choir l’appareil photographique et la scène se termine dans une apothéose grotesque de l’étoile et du photographe.

Le mot du lauréat 2011

Antarès Bassis a remporté le grand prix du Festival du film court en plein air. Déjà venu présenter son précédent film l’Emploi vide il y a trois ans, le réalisateur est ravi de son passage à Grenoble.

Comment s’est déroulé pour vous le Festival ?

C’était vraiment super pour moi de revenir, le beau temps, la montagne, l’accueil, toute l’équipe : j’attendais vraiment la sélection de mon nouveau film…

La compétition était de haut niveau cette année, que ce soit au point de vue de l’écriture, de l’image ou de la mise en scène. De plus, être resté dans la durée m’a donné l’occasion de voir beaucoup de films et de rencontrer plusieurs réalisateurs. Ce genre d’évènement, qui plus est dans le milieu du court-métrage, est très riche en discussion et ouvre l’esprit à la recherche et à la création. Cela permet de trouver de l’inspiration, de fomenter continuellement de nouvelles idées et de découvrir des formes plus audacieuses toutes plus intéressante les unes que les autres. La confrontation avec les spectateurs lors des débats se fait dans la simplicité au cours de ce festival fréquenté par des habitués ou des habitants, toujours fidèles aux rendez-vous. Il m’a paru encore plus vivant qu’il y a trois ans, j’admire beaucoup l’effort de mobilisation que le Festival a engagé. Tous ces éléments contribuent à l’ambiance magique que l’on peut retrouver en salle ou sur la place dans cette très belle ville.

Comment le Grand prix va-t-il faire évoluer vos projets ?

A la base, je me disais qu’avec Porteur d’hommes, qui est un film plutôt long, ce serait difficile au niveau de la programmation en festival et dans le circuit du court. On se fait confiance mais on ne sait jamais si ça va toucher le public. Alors avoir réussi à plaire avec son univers et avoir des retours de la part des spectateurs est la meilleure des récompenses. Evidemment, j’espère que le prix va favoriser la construction d’autres projets, je suis  actuellement en transition vers le long-métrage.

Parlez-nous un peu plus de ces projets…

J’écris en ce moment une comédie d’imposture nommée David Michel. Celui-ci est un trentenaire au nom et à la vie banale qui va se retrouver dans la peau de quelqu’un d’autre. A côté, je travaille sur le scénario d’une sorte de « campus movie à la française » intitulé Paris X, reprenant les codes du récit d’apprentissage dans le monde universitaire, tout ceci mariné à la sauce polar. On veut montrer avec ce film que la fac permet aux jeunes d’acquérir une indépendance et une ouverture d’esprit que l’on ne peut continuellement nier…

Au niveau du court, je suis sur un projet dans la continuité de Porteur d’hommes qui reprend cette fois les codes de la comédie musicale avec un thème un peu plus simple et moins social que celui du travail, ce sera une comédie enchantée…

Pourquoi avoir choisi le genre ?

C’est le meilleur moyen de faire une sorte d’hommage au cinéma tout en y trouvant son originalité. Bien que j’aime les films d’auteurs, je préfère le cinéma populaire et reste proche des goûts d’un vaste public : je construis mon univers en transposant des thèmes d’actualité à travers les codes du genre : ceux de la comédie et bientôt du campus movie ou du polar…

En bonus, l’interview vidéo réalisée avant le prix :

[dailymotion=xjvi2n_interview-antares-bassis-grand-prix-du-festival-du-film-court-en-plain-air-de-grenoble_shortfilms]

Propos recueillis par M.M.

La 34ème, c’est fini !

Après 5 journées intenses, le 34e Festival du Film Court a pris fin samedi soir. Dernier retour sur une semaine qui fut décidément trop courte…

[slideshow]

Le Festival du Film Court 2011, ce fut donc 31 films sélectionnés (dont 3 dans la section Regards), projetés dans la salle Juliet Berto puis sur la place St André. Mais cette 34e édition fut également marquée par un programme hors-compétition très riche : une cinquantaine de films, répartis en différentes séances. Attention, la liste est longue : tout d’abord les nocturnes, pour (re)voir des films déjà primés à Grenoble ; une séance de films africains contemporains, présentée par l’association RACCORDS ; une autre pour le cinéma italien des années 10, en partenariat avec le Musée National du Cinéma de Turin ; cinéma belge avec le Centre Wallonie Bruxelles ; des hommages à Yannick Bellon et Danièle Dubroux ; carte blanche au GREC ; nuit blanche programmée par Christophe Taudière ; et enfin une séance enfants, avec un goûter offert par le Jardin du Thé. C’est sans compter le stage d’analyse de films de science-fiction avec Jean-Pierre Andrevon, les différents forums (numérique, séries télé et enfin création et écriture) et bien sûr les débats réalisateurs tous les soirs sur la place. Ouf! Ça y est, vous pouvez respirer…

Mais le festival, c’est aussi (et surtout?) une équipe soudée (dont une quarantaine de bénévoles) qui a fait de cette édition une réussite! Nous remercions également les différents partenaires, et les nombreux invités. Le jury de cette édition fut composé de Patrick Descamps, Danièle Dubroux, Manuel Houssais et Nicolas Pariser. Ils ont décerné le grand prix à Antarès Bassis pour son film Porteur d’hommes. Toutes nos félicitations au lauréat! Et n’oubliez pas : la Cinémathèque de Grenoble, c’est toute l’année! On vous attend donc nombreux, salle Juliet Berto, pour de nouvelles projections et évènements. La structure fêtera par ailleurs ses 50 ans l’année prochaine. Rendez-vous est donc pris pour la 35e édition du festival, afin de fêter cet anniversaire, et aussi pour de nouvelles réjouissances en format court.

E.V.

Le palmarès du 34ème Festival !

Eh oui… Le 34ème Festival du Film Court en plein air de Grenoble, c’est déjà fini. Un grand merci à tous les participants, organisateurs, partenaires, bénévoles… Et bien sûr au public, venu nombreux Place St André ainsi qu’à la salle Juliet Berto! Voici le palmarès.

GRAND PRIX du 34ème FESTIVAL
PORTEUR D’HOMMES de Antarès BASSIS
doté par la VILLE DE GRENOBLE

PRIX DU MEILLEUR SCENARIO
EL VENDEDOR DEL ANO (Le meilleur vendeur de l’année) de Coté SOLER
doté par le CONSEIL GÉNÉRAL

PRIX SPÉCIAL DU JURY
J’AURAIS PU ÊTRE UNE PUTE de Baya KASMI
doté par le CONSEIL GÉNÉRAL DE L’ISERE

PRIX D’AIDE A LA CREATION
JE POURRAIS ÊTRE VOTRE GRAND-MÈRE de Bernard TANGUY
doté par les industries techniques

PRIX FUJIFILM
CARON de Pierre ZANDROWICZ
et du chef opérateur Antoine CARPENTIER

MENTION SPECIALE DU GRAND JURY
Attribuée à Kote CAMACHO pour son film LA GRAN CARRERA (La Grande Course)

PRIX DU PUBLIC
JE POURRAIS ÊTRE VOTRE GRAND-MÈRE de Bernard TANGUY
doté par TITRA FILM

PRIX JEUNE
L’ACCORDEUR de Olivier TREINER
doté par la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE

MENTION SPÉCIALE du JURY JEUNE
LA GRAN CARRERA (La Grande Course) de Kote CAMACHO

PRIX DE LA PRESSE
LA GRAND CARRERA (La Grande Course) de Kote CAMACHO
doté par le Crédit Coopératif et les revues de cinéma : Bref, Jeune Cinéma, Positif, Manivelle.

MENTION SPECIALE de la PRESSE
L’ACCORDEUR de Olivier TREINER

COUPE JULIET BERTO (coupe Honorifique)
JE VOUS PRIE DE SORTIR de Valérie THEODORE

CONCOURS DE SCENARIO

Bourse d’aide à la réalisation produit par le GREC
Dotée par le CONSEIL GÉNÉRAL DE L’ISERE, le GREC, FUJI, LNF (Éclair Groupe), FRANCE 2.
Attribuée à Djamila DADDI-ADDOUM pour son scénario UN CORPS PROVISOIRE

Stage d’écriture
Attribué à Claire MAUGENDRE pour le scénario LE CRI DE VIOLA
Attribué à Sarah SADKI pour son scénario LA MANUFACTURE
Attribué à Djamila DADDI-ADDOUM pour son scénario UN CORPS PROVISOIRE

BOURSE DES FESTIVALS
Dotée par Rhône-Alpes Cinéma et le Centre National du Cinéma et de l’Image animée.
Attribuée à Géraldine BOUDOT pour son scénario FAIMS
Qui sera produit par KORO FILMS

Encore merci à tous! Bravo aux vainqueurs, ainsi qu’aux autres.

E.V.

Contre vents et marées… retour sur la journée !

Le doute a subsisté toute la journée quant à la météo. Alors, écran gonflable, ou non? Qu’on se rassure : au moment où on écrit ces lignes, l’équipe technique se met en branle pour faire briller la Place St André! La séance en plein air aura donc bien lieu… ouf! En attendant, petit retour sur la journée.

Débat réalisateurs : Antarès Bassis et Boris Jeanne.

Le spectre du mauvais temps a donc plané un moment sur la place. Assez pour délocaliser exceptionnellement le débat réalisateurs à la salle Juliet Berto. Antarès Bassis, David Tuil et Gilles Bindi étaient présents pour parler de leurs films (respectivement Porteur d’hommes, Coupable(s) et Les Cybernautes rêvent-ils d’amours digitales). Au programme de cet après-midi : Le monde selon Yannick Bellon, l’occasion de découvrir l’œuvre très personnelle d’une cinéaste injustement méconnue. Le festival a par ailleurs donné Carte Blanche au GREC, un évènement dont nous vous avions déjà parlé il y’a un moment. Le programme compétition saura quant à lui ravir les plus gourmands en matière de courts, puisque pas moins de 7 films sont présentés ce soir! Il y’en a pour tout les goûts (comédie noire, ou dramatique, film d’animation…) avec néanmoins un fil conducteur : ces films ont quelque-chose à nous dire, et souvent un message social à faire passer.

Qu’en sera-t-il demain? Deux programmes à ne pas rater, hors de la compétition: tout d’abord la section Regards, consacré à trois films audacieux et forts. Court Toujours! vous en dit plus dans sa version papier… N’oubliez pas de la saisir! Tout aussi essentiel, le séculier rendez-vous Un Court, Un Long rendra hommage à la cinéaste Danièle Dubroux (également scénariste et actrice), membre du jury de cette 34ème édition du festival. Les films: Soeur Anne, ne vois-tu rien venir? (1982) et L’Examen de minuit (1998). La compétition saura quant à elle vous tirer quelques larmes (parce qu’il en faut), ce vendredi 8 juillet s’annonçant sous le jour de l’émotion. Nous vous attendons, plus nombreux que jamais! Comme promis, nous vous invitons à visionner une nouvelle interview vidéo en fin d’article : Nicolas Pasquet de NoBrain nous a parlé du film The Gloaming, qui n’a pas laissé les badauds indifférents hier soir!

[dailymotion=xjrv7i_interview-nicolas-pasquet-nobrain-festival-du-film-court-en-plein-air-de-grenoble-mercredi-6-juillet_shortfilms]

Merci à l’équipe vidéo : Cyril Romano, Soufiane Benamrane, Yann Flandrin et ses élèves : Thibault Moussy, Amandine Peylin et William Ruinat.
E.V.

Le Film Court est dans la place !

Après un mardi 5 juillet consacré avant tout à la séance d’ouverture, cette deuxième journée est marquée par un programme particulièrement riche. Petit débriefing, en live ou presque!

[slideshow]

Après trois demi-journées de cours, tout à fait magistrales, le stage d’analyse de films de Jean-Pierre Andrevon a pris fin en début d’après-midi. Moult extraits de films étaient au rendez-vous! L’auteur de romans de science-fiction a ensuite passé le relais à une séance de films africains, présentée par Cécile Clapié de l’association RACCORDS. Pour s’associer à ce programme, et éveiller la curiosité de ses lecteurs sur un cinéma méconnu, le journal de Court Toujours! consacre d’ailleurs aujourd’hui un supplément à l’Afrique et à son cinéma. Vous pourrez trouver ce journal éparpillé un peu partout sur la Place St André et dans le cosmos alentours. Les univers se sont succédé, puisque cette séance africaine a été suivie d’une présentation de films italiens des années 10, en association avec le Musée National du Cinéma de Turin (un nom qui ne doit pas vous être inconnu, si vous suivez le blog depuis le début).

Hier, la séance d’ouverture a attiré foule. Certains visiteurs ont même du rebrousser chemin, faute de place! Ils ont heureusement pu se consoler avec la séance en plein air : les cinéphiles d’un soir (ou plus) se sont pressés Place St André, par centaines! De quoi faire tomber le Chevalier Bayard de son piédestal. On attend le même succès ce soir pour une nouvelle séance! Au programme, 5 courts : Porteur d’hommes de Antarès Bassis, The Gloaming (film d’animation du collectif Nobrain), L’Accordeur de Olivier Treiner, Coupable(s) de David Tuil et enfin le film de Gilles Bindi, Les Cybernautes rêvent-ils d’amours digitales. Nous vous rappelons que des catalogues sont à votre disposition, pour découvrir le programme plus en détail. Par ailleurs, en plus de leur activité journalistique exaltante, vos humbles serviteurs poursuivent les réalisateurs présents à Grenoble. Tout au long de la semaine, nous partagerons avec vous ces interviews vidéo, pour le plaisir des yeux et des oreilles. Benoît Forgeard, le réalisateur du remarqué Coloscopia, a répondu le premier à nos questions…

[dailymotion id=xjrbiv_interview-de-benoit-forgard-festival-du-film-court-en-plein-air-de-grenoble-mardi-5-juillet-2011_shortfilms]

Merci à l’équipe vidéo : Cyril Romano, Soufiane Benamrane, Yann Flandrin et ses élèves : Thibault Moussy, Amandine Peylin et William Ruinat.
E.V.

Dernier jour avant les festivités !

J -1 ! H -24 ! And so on ! Demain est le jour J : le coup d’envoi de la 34ème édition du Festival du Film Court en plein air de Grenoble ! La Cinémathèque est en ébullition pour les ultimes préparatifs : crises de nerfs et d’hystérie en pagaille, les premiers stagiaires se jettent par les fenêtres. Tout va bien. Après tout, la Cinémathèque est au rez-de-chaussée. Mais plus sérieusement… Début des festivités demain matin à 9h, salle Juliet Berto : les participants au stage animé par Jean-Pierre Andrevon sur le cinéma de S.-F. pourront se targuer d’être les premiers festivaliers de cette édition. Ces happy few pourront profiter de l’érudition du romancier et journaliste, que nous avons interviewé ici-même il y’a quinze jours. Il succède à Luc Moullet qui animait le stage gratuit séculier l’année dernière.

Le film court va quant à lui s’emparer du quartier pour la séance d’ouverture, d’abord à 20h30 à la salle Juliet Berto, puis à 22h Place St André. L’occasion de découvrir notre écran gonflable! Et aussi de profiter d’un pot, organisé pour l’occasion. Quatre films sont au programme : Shéhérazade et le délice casher (réalisé par Agnès Caffin), Coloscopia de Benoît Forgeard, Feu Sacré de Zoltàn Horvàth et enfin Caron, réalisé par Pierre Zandrowicz. Le film belge Un Duel, de Pascale Brischoux, ne sera malheureusement pas présenté. Nous vous attendons nombreux pour ce premier rendez-vous d’exception! Pendant ces 5 jours de festivités, le blog continuera de vous tenir informé, vidéos et images à l’appui! En voici d’ailleurs quelques unes pour commencer. Et n’oublier pas de lire le journal du festival, Court Toujours! tout au long de la semaine.

[slideshow]

E.V.